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Le Taj Mahal en pleine conscience

On connait tous le Taj Mahal et pourtant le voir, en vrai, là devant soi provoque un choc inoubliable. Et pourtant pour ma visite j’avais tout faux. Il faudrait le découvrir au clair de lune et mieux de pleine lune pour voir les reflets de la lune sur le marbre et j’y suis allé un jour sans lune, le jour de Diwali, le jour de la fête des lumières. Bon pas trop grave car je n’y ai pas passé la nuit, même coup de chance car il y avait beaucoup moins de monde qu’un jour ordinaire.

Le Taj Mahal est une gourmandise que l’on découvre progressivement. Caché par le porche monumental en grès rouge couvert de versets du Coran, on l’entrevoit au loin au travers d’une porte.

Taj Mahal, premier regard

Il paraît petit. On pourrait se jeter dessus et le dévorer, mais j’ai eu envie d’y aller pas à pas, de le découvrir lentement au rythme des déambulations dans les jardins ornementaux et les autres bâtiments qui l’entourent.

Taj Mahal, à la dérobée

Petit à petit il grandit et s’impose par sa beauté et grandeur.

Le Taj Mahal-5

Enfin on découvre la richesse des détails.  Exercice de pleine conscience qui m’a permis de profiter de ces instants magiques.

Après visite du fort d’Agra avec un dernier regard sur le Taj Mahal au loin dans la brume.

La Normandie vue du ciel

En route vers la Normandie. Le voyage débute par une plongée sous terre pour prendre le métro direction Saint Michel et le RER C.  Une heure trente plus tard arrivé à Saint-Quentin, Jeff, notre pilote, nous accueille pour un déjeuner en terrasse. Il fait beau, le dimanche s’annonce bien. Echanges d’anciens. Ça y est, départ l’aérodrome,

En route vers la Normandie

préparation de l’avion, briefing des passagers et c’est le décollage. Rien à voir avec un avion de ligne. Drôle de charabia avec la tour de contrôle, cela rappelle Papa Tango Charly de Mort Schuman.

Direction Normandie, 133 nœuds 1 500 pieds soit plus de 200km/h à 500m d’altitude. Les images défilent, c’est un autre regard sur le monde, les bâtiments, la forêt qui n’a pas encore retrouver son habit vert. La manche se rapproche, on la devine et puis elle émerge de la brume. On remonte la côte, on longe Cabourg, Houlgate, Deauville. Cap le Pont de Normandie.

Pont de Normandie

Demi-tour vers Le Havre et Etretat. Arrivé à Etretat, nous avons était devancé par les nuages qui semblent attachés à l’aiguille. Instant magique où la falaise apparaît entre les nuages qui se déchirent par endroit. Instant magique où, gaz réduits, on a l’impression de planer. Virage sur l’aile et deuxième passage.

Etretat

Retour sur Paris en longeant les méandres de la seine. Atterrissage, on se sent peu de chose. Retour sur plancher des vaches. Subitement on se sent plus lourd. Direction la gare, train de banlieue et métro. On est protégé par une sorte de bulle, plein d’image et de souvenir en tête.

Un grand merci à Jeff pour cette expérience magique.

Tract de Sarkozy, une mauvaise blague pour la France Forte

Ce matin j’ai eu droit à mon premier tract du président candidat. Sous le slogan La France Forte, la tag line : « La République est une promesse ». Cela résume assez bien le premier quinquennat, beaucoup de promesses, peu de résultats. Cela résume aussi sa nouvelle campagne qui reprend nombre de promesses non tenues. Cette tag-line est donc parfaitement bien adaptée, il aurait juste fallu ajouter « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

Vient ensuite le contenu du tract…

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Old / New Delhi

Une ville deux visages.

Au-delà des monuments, il est agréable de prendre son temps pour découvrir la ville en marchand le nez au vent. De préférence tôt le matin, peu avant le coucher du soleil ou la nuit. Cela permet de découvrir les parfums de la ville.

Première plongée Old Delhi, Chandni Chowk, le bazar de la vielle ville.

Old Delhi - Bazar Chandni Chowk

Il est encore tôt, c’est calme et la rue se réveille lentement chacun à son rythme. Il y a ceux qui petit-déjeunent, ceux qui finissent leur nuit, ceux qui se lavent, ceux qui sont chez le barbier / coiffeur, ceux qui sont à la mosquée. Les rickshaws discutent. La rue est plus qu’un simple lieu de passage, c’est le lieu de vie. Les couleurs et les odeurs se côtoient. Les fils électriques courent, s’emmêlent. Les déchets jonchent le sol, l’eau stagne par endroit. Retour le soir, même ambiance de vie, même animation.

Après la visite de la partie ancienne de la ville, j’arrive en fin de journée à New Delhi.

New Delhi

Changement radical. Deux mondes s’opposent. Les rues sont vides, d’autant plus vides que larges. La saleté semble avoir disparu, la saleté ou devrais-je dire les traces de la vie grouillante. Le regard porte au loin, on pourrait se croire du côté des invalides en plus exotique.

Quelle différence avec nos capitales occidentales ! Mais, à bien y réfléchir, est-ce si différents. N’est-ce pas dû au fait que nous connaissons si bien nos villes et que nous ne voyons plus les choses. Qu’y a-t-il de commun entre la rue du faubourg du temple et les invalides. Rien si ce n’est d’être Paris.

La magie des voyages, et plus particulièrement l’Inde, est le changement du regard. On redécouvre ce qui était sous notre regard est que l’on ne voyait plus.

Renaissance

J’ai été victime de squatters mal intentionnés qui ont utilisé mon nom de domaine pour héberger une page de fishing. Cela n’est pas bien mais surtout embêtant car mon domaine a été fermé et les visiteurs, vous, tombiez sur une erreur 403 :o( N’étant pas technicien et ayant peu de temps il m’a fallu du temps pour me débarrasser de mon squatter et pouvoir rouvrir le site.

Afin d’éviter de nouveau problème, j’ai fermé la possibilité d’abonnement. Désolé pour ceux qui avaient un compte ! Maintenant tout marche et j’espère ne plus être embêté. Pour renaitre sous des cieux auspicieux une petite invocation aux dieux.

SP4 Frederic

Homai Vyarawalla

Hier soir un diner cosmopolite sur ma terrasse avec un couple d’amis anglo-allemand on discute de tout et de rien, on échange sur nos expériences d’expatrié, on refait le monde. On discute de tout et de rien et arrive dans la conversation la rétrospective de Homai Vyarawalla. Aujourd’hui, après avoir un peu travaillé je saute dans un auto-rickshaw direction « National Gallery of Modern Art » de Bangalore pour voir l’exposition.

Homai est née en 1913 et elle fut la première femme reporter en Inde et son travail couvre la période charnière de l’Inde entre 1930 et 1970. Elle a côtoyé Gandhi, Nehru, Ho Chi Min et le Dalai Lama. On retrouve des clichés qui ont fait le tour du monde ainsi que des photos de vie quotidienne, notamment de la communauté Parsi dont elle est issue. Une invitation au voyage dans une Inde qui s’efface petit à petit.

Petit arrêt dans le parc de la  National Gallery of Modern Art. On y découvre une belle ancienne demeure de Bangalore et on peut profiter d’un havre de paix au milieu de la bouillonnante Bangalore.

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Plaisirs simples et utiles

La difficulté quand on est expatrié c’est que l’on est de passage. On est pris entre deux envie et raison, envie de s’installer et savoir que l’on va partir. Cela est particulièrement vrai quand il s’agit de choses qu’on laissera derrière soi. Après avoir hésité un certain temps, je me suis décidé à fleurir ma terrasse. Cela met de la couleur, des odeurs… de la vie et, quand je suis assis là je n’ai plus l’impression d’être de passage, je profite simplement de l’instant.

Outre le plaisir, j’ai soutenu l’Association of People with Disability qui gère la pépinière où j’ai trouvé mes plantes. Elle y fait travailler des personnes handicapées afin de les réinsérer et leur donner une formation qui leur permettra de trouver un travail et les bénéfices réalisés par la pépinière contribue au financement de l’association. L’Inde est le pays qui a le plus grand nombre d’ONG et ce type d’associations est chose courante.

J’en profite pour vous recommander Vivre à Bangalore un blog plein de bons conseils et adresses dont cette pépinières (APD Garden Centre, 9th ‘B’ Main, 10th Cross, LIC Colony, Jeevanbhima Nagar)

Pour vous donner envie :

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et plus à suivre :

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Troubadours : the path of love

L’Inde moderne est encore parcourue par des troubadours. Ici on les appelle Bauls. Dans ce pays où avouer être athée laisse votre interlocuteur sans voix, les bauls disent que Dieu n’est ni dans les statues, ni dans les temples, ni dans un paradis, ni après la mort, Dieu est en chacun de nous maintenant, Dieu est notre part de lumière. Ces troubadours modernes nous invitent à nous libérer de nos possessions qui nous entravent et de prendre le chemin de la vie, le chemin de l’amour, un chemin intérieur (Nine Lives, The song of the blind minstrel, W. Dalrymple). A bout de ce chemin, ou devrais-je plutôt dire au long de ce chemin, on rencontre le ‘Moner Manush’, l’oiseau tapi en nous, l’homme de cœur.

Est-ce une religion sans Dieu, une forme de panthéisme, d’humanisme ou simplement le fait de croire en l’amour. En fait peu importe, le point commun est de croire en l’Homme. Le chemin de l’amour est exigeant et les Bauls abandonnent tout pour partir sur les chemins. Cela semble décalé, voire  subversif pour nos sociétés de consommation. Et, faute d’amour, ceux qui ventent ce chemin sont perçus comme des moralisateurs qui appuient là où ça fait mal.

A l’opposé il y a ceux qui jouent avec notre part d’ombre, nos pulsions négatives. La forme moderne est le populisme qui prône œil pour œil, le chacun pour soi, l’égoïsme. Ce chemin est facile et aujourd’hui on assiste à un véritable festival. Quel chemin voulons-nous prendre ? Ce sera un des enjeux de la prochaine élection. En attendant, écoutons les Bauls ou redécouvrons nos troubadours.

6 mois en Inde

Déjà six mois, le quart de mon séjour ! Un premier anniversaire. Vous avez pu suivre soir sur mon blog « Zèbres, Expérience Indienne », soit sur mon album photo en ligne « Fred le Zèbre, montrer l’indicible » ces 6 premiers mois.

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Petit-déjeuner exotique, suite

Singes et cocotiers c’est un bon début mais ce n’est pas tout. Ma terrasse est lieu où faune et flore se donnent des rendez-vous pour mon plus grand plaisir. Les oiseaux, insectes (sauf les moustiques), les écureuils se montrent discrets et ce n’est pas toujours facile de capturer ces instants.

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Avant de les voir on les entend. Pour ça ils ne sont pas discrets et dès le lever du jour ils commencent leur concert. C’est agréable mais ça réveille un peu tôt !Oiseau

Aussi deux options: apprendre à reconnaître leurs chants / cris afin de trouver où ils se cachent ou échanger son appareil photo pour un magnétophone.

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Autre solution, les fleurs. Elles ne bougent pas, c’est plus simple.

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