Troubadours : the path of love

L’Inde moderne est encore parcourue par des troubadours. Ici on les appelle Bauls. Dans ce pays où avouer être athée laisse votre interlocuteur sans voix, les bauls disent que Dieu n’est ni dans les statues, ni dans les temples, ni dans un paradis, ni après la mort, Dieu est en chacun de nous maintenant, Dieu est notre part de lumière. Ces troubadours modernes nous invitent à nous libérer de nos possessions qui nous entravent et de prendre le chemin de la vie, le chemin de l’amour, un chemin intérieur (Nine Lives, The song of the blind minstrel, W. Dalrymple). A bout de ce chemin, ou devrais-je plutôt dire au long de ce chemin, on rencontre le ‘Moner Manush’, l’oiseau tapi en nous, l’homme de cœur.

Est-ce une religion sans Dieu, une forme de panthéisme, d’humanisme ou simplement le fait de croire en l’amour. En fait peu importe, le point commun est de croire en l’Homme. Le chemin de l’amour est exigeant et les Bauls abandonnent tout pour partir sur les chemins. Cela semble décalé, voire  subversif pour nos sociétés de consommation. Et, faute d’amour, ceux qui ventent ce chemin sont perçus comme des moralisateurs qui appuient là où ça fait mal.

A l’opposé il y a ceux qui jouent avec notre part d’ombre, nos pulsions négatives. La forme moderne est le populisme qui prône œil pour œil, le chacun pour soi, l’égoïsme. Ce chemin est facile et aujourd’hui on assiste à un véritable festival. Quel chemin voulons-nous prendre ? Ce sera un des enjeux de la prochaine élection. En attendant, écoutons les Bauls ou redécouvrons nos troubadours.

3 comments to Troubadours : the path of love

  • Venter les chemins… c’est très joli, je garde l’image pour un prochain texte. tu me diras ce que tu veux comme (c)
    Moner manush that is why I am flying in the sky like a bird, looking for my soul mate… but the person you love is inside… You must take that person inside of you and love…
    ;-)

  • Fred Le Zèbre

    Je viens de finir ‘the song of the blind minstrel’ et est été arrêté par : ‘I need to dance and to sing. I feel ecstatic When I Sing. It is enough for me, I need nothing else.’ Le contraste avec la pub pour Nespresso est si fort. What else?

  • lu ce soir sur un blog en passant (http://blog.coach-et-moi.com/) :

    Dans de nombreuses sociétés chamaniques, si quelqu’un se rend chez l’homme médecine pour se plaindre d’être découragé, démoralisé ou déprimé, celui-ci lui posera l’une des quatre questions suivantes :
    Quand avez-vous arrêté de danser ?
    Quand avez-vous arrêté de chanter ?
    Quand avez-vous cessé d’être enchanté par des histoires ?
    Quand avez-vous cessé de trouver du réconfort dans le territoire doux du silence ?

    si ce n’est pas de la synchronicité cela !

Leave a Reply

 

 

 

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>