La crise une opportunité pour changer la société

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L’un des rôles de l’état est d’assurer la cohésion sociale. La crise actuelle remet ce sujet à l’ordre de jour. Les individus commencent à se rendre compte que le crédo du chacun selon son mérite ressemble à la loi chacun pour soi et que  libéralisme n’est autre que la loi du plus fort. La crise serait-elle une chance pour notre société. Je le pense. Arrivera-t-on à en tirer les leçons ?

Dans article au Monde, Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, fait part de son inquiétude face à la montée du sentiment d’injustice. Dans sa fonction il a pu « observer une douleur plus profonde chez les personnes qui (le) saisissent. » et d’ajouter « Face à ces injustices perçues, douloureusement subies par certains, une société demande logiquement des comptes à ses gardiens, ceux qu’elle a chargés de contrôler, réguler, réduire ces injustices. Il en ressort parfois la dangereuse impression d’une collusion entre les puissants et le pouvoir, la force et la justice. »

« Le déclassement est une réalité bien circonscrite, touchant une frange de la population. La peur du déclassement, quant à elle, touche tout le monde, notamment ceux qui ont le plus à perdre et le moins à craindre. » Analyse Eric Maurin, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). « Pour les classes moyennes et supérieures, l’injustice était un cas de conscience autrefois : elle est aujourd’hui un triste présage. Demain, une amère réalité ? »

Et Jean-Paul Delevoye de poursuivre « Cette impression fragilise le pacte social qui veut que la République protège le plus faible du plus fort et assure les conditions premières du vivre ensemble. Si les membres de la société ne croient plus en leurs institutions et leurs représentants, ils envisagent alors de faire respecter eux-mêmes leurs droits ou se tournent vers d’autres aux discours séducteurs. »

Cette montée du sentiment d’injustice, du désespoir, de la peur du futur peut, si elle n’est pas entendue par les gouvernants, déboucher sur de nouvelles forment de désobéissance et de violence comme on a pu le constater ces derniers mois. Violence envers la société mais aussi violence envers soi. On peut être légitiment inquiet quand on voit que Nicolas Sarkozy est arche bouté sur sa loi TEPA, sur le bouclier fiscal, sur la quasi suppression des droits de succession, sur les avantages fiscaux en faveur des heurs supplémentaires.

J’y vois moi une opportunité. Les gouvernants ne sont-ils pas le reflet de nos envies et de nos peurs ! Depuis les années 80s nous assistions à une montée progressive et irrésistible de l’individualisme du chacun pour soi. Notre président n’a-t-il pas était élu en opposant ceux qui se lèvent tôt et ceux qui, soi-disant, profite du système, en proposant le travailler plus pour gagner plus alors qu’historiquement la tendance est à la réduction et au partage du temps de travail. La crise arrive à point pour nous rappeler que la roue peut tourner, qu’on peut ne pas se lever tôt sans être un parasite, que la solidarité est ce qui différencie la civilisation à la barbarie.

J’y vois donc une opportunité pour passer d’un discours qui flattait la part d’ombre des individus à un discours qui parle à notre part de lumière. Profitons-en. Profitons-en chacun d’entre nous pour faire la promotion autour de nous de ces valeurs. Profitons-en en permettant à un nouveau discours politique d’émerger : les gouvernants seront toujours le reflet de nos envies et de nos peurs.

1 comment to La crise une opportunité pour changer la société

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