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Jeux en ligne

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Avec le projet de loi sur les jeux en ligne, nous observons une nouvelle fois la victoire du tout argent sur les valeurs humanistes. L’état abandonne sa responsabilité et laisse le champ libre aux intérêts privés, aux amis du Président au club du Fouquets. Nous avons un devoir de vigilance. Réactions :

«  Ce texte pose la question des valeurs que nous voulons pour notre société. Si nous reculons sur le thème de l’intérêt général, nous créons une situation dans laquelle nous banalisons le jeu, nous considérons que le jeu est une activité économique profitable pour les uns, même si elle ne l’est pas pour les autres, et sur laquelle l’Etat n’a plus à intervenir. Cette évolution-là nous pose des questions sur l’idée que nous nous faisons de notre société. », Gaëtan Gorce (Député PS, de la Nièvre).

« Une question est dans tous les esprits : pourquoi ? Pourquoi abandonnez-vous le modèle français ? Pourquoi l’Etat renonce-t-il à assumer sa mission de maîtrise et de régulation ? Il n’y a, je regrette de le dire, qu’une réponse à cette question : c’est pour faire entrer des opérateurs privés sur le marché juteux du jeu. C’est donc un choix de société que vous allez faire et très nombreux sur ces bancs sont ceux qui ne le partagent pas et le combattront », François Bayrou (président du MoDem).

Début septembre, la Cour européenne de justice a pour la première fois jugé « justifiée » l’interdiction faite par le Portugal à la société autrichienne Bwin de proposer des jeux de hasard sur internet dans ce pays et ainsi légitimé la volonté d’un Etat d’interdire des opérateurs étrangers. Aussi, cette privatisation des jeux en ligne répond non à une nécessité juridique comme voudrait nous le faire croire le gouvernement (comme pour le changement de statu de La Poste), mais à un choix politique visant à satisfaire les appétits de lobbies proches du pouvoir. Et de citer  « Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Le Lay, Vincent Bolloré, François Pinault, Dominique Desseigne, Patrick Partouche, Alexandre Balkany… » Mme Filippetti (député PS de Moselle).

La violente réplique de Ministre Eric Woerth - « Vous avez cité des noms, mais il faut aller plus loin. Dites-nous si ce sont des criminels, des repris de justice ! » – prouve la difficulté à justifier une loi indéfendable. Le rapporteur pour avis, Etienne Blanc (Député UMP de l’ Ain) allant jusqu’à dire « C’est anti-français ! »

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