Le rôle de l’éducation devrait être d’apprendre à penser. Avec le nouveau projet de programme de sciences économiques et sociales de seconde, le ministre confond éducation et conditionnement, éducation et pensée unique. Alors que la crise financière remet en cause la théorie dominante, hégémonique de l’économie, le ministre la renforce et met à la trappe donc l’étude des enjeux sociaux comme le chômage, la précarité, les inégalités, le partage salaires / profits, les conditions de travail.
Le nouveau programme constitue une rupture avec l’enseignement traditionnel de la discipline, enseignement qui déplaisait au gouvernement libéral, aux économistes tenant de la pensée économique dominante, unique et aux entreprises tenantes d’un libéralisme débridé. Le gouvernement a au final imposé ses choix qui correspondent pour l’essentiel aux vœux de l’Institut de l’entreprise présidé par Michel Pébereau. L’Association des professeurs de SES (APSES) lui reproche de faire la part trop belle à l’enseignement de la microéconomie centré sur l’étude de mécanismes abstraits comme l’élasticité-prix, les courbes d’offre et de demande, le prix d’équilibre et de faire l’impasse sur l’étude des enjeux sociaux comme le chômage, la précarité, les inégalités, le partage salaires / profits, les conditions de travail, etc. Bref, l’enseignement passe sous silence les sujets qui fâchent, aseptisée, débarrassée de ses conflits sociaux et de ses débats scientifiques.
Cette évolution est particulièrement surprenante après la crise financière que nous venons de traverser et qui remet en cause profondément les modèles économiques utilisés et qui a décrédibilisé les économistes tenants de la pensée unique pour qui les crises étaient… impossible ! Quatre reproches : trop étroit d’esprit, trop libéral, trop de mathématiques et trop de fric.
- Une vision trop étroite qui empêche une approche systémique et synthétique. Sur son blog, Arnaud Parienty regrette le peu d’intérêt accordé à la simple « description » des faits économiques. Cette lacune reflète la réduction à la portion congrue des disciplines autres que l’économie, comme la sociologie, reléguée au rang de thématique en option.
- Trop libéral, alors que de nombreux économistes montraient que le choix entre libéralisme et plus d’état étaient plus un choix personnel, une question de conviction, le courant porteur considérait que la théorie montrait que le libéralisme conduirait au meilleur des mondes possible. Les chômeurs ? Des feignants. Les services publics ? Des monopoles inefficients. Les impôts ? Des prélèvements qu’il faut réduire pour stimuler l’économie. Les crises ? Dues à un manque de libéralisme.
- Trop de mathématiques qui ont coupé l’économie de la réalité et dont les économistes ont préféré la beauté à la réalité.
- Trop d’argent, des liens trop étroit avec les marchés financiers.
La crise aurait dû nous permettre de remettre en cause cette pensée unique libérale. Tout espoir n’est pas perdu, mais les économistes réformateurs doutent. André Orléan ne voit « pas apparaître les changements conceptuels nécessaires pour penser l’instabilité des marchés. Il y a une difficulté de la science économique à se transformer de l’intérieur ». De même, la composition du jury d’agrégation pour 2010 est encore 100% pensée unique. De même cette réforme des programmes.
Par ailleurs, relevé sur le site de l’IDIES par Gérard Grosse, ce programme est « infaisable » en 54 heures de cours pour des élèves de 15 ans qui découvrent tout ou presque de ces disciplines nouvelles pour eux.
Enfin, sur la forme, le fait de dévoiler ce projet avant même la consultation des enseignants, prévue la semaine suivante, est un procédé pour le moins cavalier. Mais on a l’habitude de ce nouveau mode de négociation ou tout est décidé avant avec Sarkozy.
Source : Sciences économiques et sociales au lycée : la « rupture » au programme, Alternatives Economiques
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