Mittal, Renault, Total, et après ?

28 février 2010 par Fred le Zèbre Laisser une réponse »
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Après le président de Renault, c’est celui de Total qui est convoqué à l’Elysée. Après Gandrange, Flin, Dunkerque, toujours le même show, mais pas plus d’espoir. Juste un peu de bruit médiatique, un coup de poing sur la table pour gagner un du temps avant les élections. Les français sont-ils encore dupent ? Plutôt que de gesticuler, notre président ferait bien de définir un vraie politique industrielle comme nos voisins allemands.

Avec Total nous venons de franchir un pas dans le cynisme présidentiel : «  De toute façon vous allez devoir renoncer à votre projet de fermeture, au moins quelques mois. Si vous pouvez le faire avant qu’il y ait pénurie de carburant et avant les régionales, ce serait très aimable de votre part. » rapporte le Canard Enchaîné a propos de l’échange entre Sarkozy et Desmarest. En revanche pour la façade, les coups de menton et les grandes phrases : « Au cœur des pleureuses nous avons substitué le chœur des combattants. » déclare Estrosi. Des combattants qui gesticulent beaucoup mais qui ne font peur à personne.

Sarkozy souhaite repousser la fermeture afin d’une part de montrer que sont action porte ses fruits avant le régionales qui s’annoncent difficile pour l’UMP et d’autre part de ménager les syndicats avant les négociations de la rentrée sur les retraites. Après, Total pourra faire ce qu’il veut.

Tout cela cache mal la schizophrénie du gouvernement qui défend la loi du marché tout en fronçant les sourcils quand les PDG la met en œuvre. DE son côté, François Fillon considère que l’Etat doit dans cette affaire se préoccuper du sort des salariés, mais il n’a pas à imposer le maintien en fonction de la raffinerie. Et Sarkozy de se mettre en colère, une fois de plus : « C’est un bordel sans nom. Le ministre en charge est aux abonnés absents, le premier ministre défend la direction de Total, Estrosi défend les salariés et Total se fout de notre gueule. » Le seul qui semble avoir du bon sens c’est Borloo qui laisse les autres se débrouiller avec leurs contradictions.

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